Arrêt maladie abusif : enquête et preuves pour les employeurs à Paris

Un arrêt maladie abusif peut fragiliser durablement l’organisation d’une entreprise. Notre agence accompagne les employeurs parisiens confrontés à ce type de situation, en intervenant de manière ciblée pour établir des éléments factuels permettant d’éclairer une décision : contrôle, procédure disciplinaire, négociation ou contentieux.

Qu’est-ce qu’un arrêt maladie abusif ?

Un arrêt maladie est considéré comme abusif lorsqu’il est utilisé de manière incompatible avec l’état de santé déclaré, indépendamment de son existence formelle.
La question ne porte pas sur la prescription médicale, mais sur les comportements du salarié pendant l’arrêt.

Concrètement, la situation devient problématique lorsque le salarié :

  • exerce une activité professionnelle ou assimilée

  • adopte des comportements incompatibles avec la pathologie invoquée

  • ne respecte pas les obligations liées à son arrêt

Pour l’employeur, l’enjeu n’est pas d’interpréter ou de supposer, mais de vérifier des faits observables, afin de déterminer si l’arrêt est utilisé conformément à sa finalité.

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Ils nous font confiance

Comment identifier et prouver un arrêt maladie abusif

Un employeur peut être amené à s’interroger face à des arrêts répétés, positionnés à des périodes sensibles, ou à des informations concordantes laissant supposer une activité exercée pendant l’arrêt. Ces éléments ne constituent pas une preuve, mais peuvent justifier une vérification, dès lors qu’ils reposent sur des faits objectivables.

Un arrêt maladie ne peut toutefois pas être remis en cause sur la base de suppositions ou de témoignages indirects. Pour être exploitable, la situation doit être établie à partir de constatations factuelles, réalisées dans un cadre strict et proportionné.

Le contrôle médical permet de vérifier la présence du salarié à son domicile et la cohérence de l’arrêt à un moment donné. En revanche, il ne permet pas d’établir des activités exercées à l’extérieur, ni des comportements répétés dans le temps. Lorsqu’un doute persiste sur l’usage réel de l’arrêt, une vérification terrain peut s’avérer nécessaire.

L’enquête terrain permet de constater des comportements observables dans des lieux accessibles au public : déplacements, activités, efforts physiques incompatibles avec l’arrêt prescrit. Les observations sont limitées dans le temps et consignées de manière factuelle, sans interprétation.

Exemple d’intervention

Un employeur soupçonne un salarié en arrêt prolongé d’exercer une activité parallèle. Le contrôle médical ne permet pas de lever le doute. Une intervention ciblée est mise en place sur des plages horaires limitées. Les observations établissent que le salarié effectue régulièrement des déplacements professionnels et participe à des activités incompatibles avec l’état déclaré. Les faits sont consignés dans un rapport circonstancié, permettant à l’employeur d’engager les démarches adaptées.

Contrôle, sanctions et conséquences : ce que l’employeur peut engager

Lorsqu’un arrêt maladie pose question, plusieurs leviers peuvent être mobilisés par l’employeur, à condition de respecter un ordre logique et un cadre strict. Ces démarches n’ont pas toutes la même portée et ne produisent pas les mêmes effets.

Le contrôle médical permet d’agir sur le maintien du complément de salaire lorsque le salarié ne respecte pas ses obligations. Il s’agit d’un outil ponctuel, utile mais limité, qui n’a pas vocation à qualifier un comportement dans la durée.

Lorsque des éléments factuels établissent une utilisation incompatible de l’arrêt, l’employeur peut alors envisager des mesures disciplinaires, proportionnées aux faits constatés. Selon la nature des comportements observés, ces éléments peuvent également être utilisés dans le cadre d’une procédure contentieuse ou transmis aux organismes compétents.

La question du licenciement se pose uniquement lorsque les faits caractérisent un manquement distinct de l’état de santé : activité exercée pendant l’arrêt, concurrence, non-respect répété des obligations ou atteinte aux intérêts de l’entreprise. L’arrêt maladie, en lui-même, ne constitue jamais un motif de rupture.

Les règles applicables diffèrent selon que le salarié relève du secteur privé ou de la fonction publique. Dans tous les cas, la décision repose sur la qualification des faits, et non sur la durée ou la répétition des arrêts.

Exemple d’intervention

Un employeur du secteur privé constate qu’un salarié en arrêt longue durée reste injoignable et que plusieurs clients signalent sa présence active dans un commerce tiers. Une vérification permet d’établir une activité régulière incompatible avec l’arrêt. Les éléments recueillis conduisent d’abord à la suspension du complément de salaire, puis servent de base à une procédure disciplinaire fondée sur un manquement à l’obligation de loyauté. La décision est prise sur la base de faits établis, sans remise en cause de l’arrêt médical lui-même.

Pourquoi nous confier un dossier d’arrêt maladie abusif ?

1.Une expertise ciblée sur les arrêts maladie et les situations sensibles

Depuis plus de vingt-cinq ans, nous accompagnons des employeurs confrontés à des situations d’arrêts maladie problématiques, dans des contextes où les outils internes ou les contrôles médicaux ne permettent pas d’établir les faits.
Ce type de dossier exige une lecture précise du cadre applicable, une appréciation fine des risques et une capacité à intervenir sans exposer l’entreprise. Notre connaissance du terrain parisien et des contraintes urbaines permet de définir des interventions ciblées, limitées et adaptées aux enjeux spécifiques des arrêts maladie abusifs.

2. Une méthodologie rigoureuse orientée preuve et sécurité juridique

Chaque intervention est préparée en amont afin de déterminer les marges de manœuvre réelles et les limites à ne pas dépasser. Les observations sont circonscrites à ce qui est strictement nécessaire et réalisées dans des conditions permettant leur exploitation.

Les constatations sont consignées de manière factuelle, sans interprétation, afin de permettre à l’employeur et à ses conseils d’apprécier la situation et d’engager, le cas échéant, les suites appropriées. Cette rigueur explique la confiance renouvelée de nos clients et un niveau de satisfaction constant.

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Exposez les éléments de votre situation afin d’évaluer si un arrêt maladie présente des incohérences justifiant une vérification. Nous vous indiquons les démarches envisageables, leurs limites et les conséquences possibles, avant toute décision ou intervention.

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Grâce à notre implantation stratégique dans le 8ᵉ arrondissement et à notre connaissance fine du territoire parisien, nous intervenons rapidement dans :

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FAQ – Arrêt maladie abusif

Peut-on licencier un salarié pour arrêt maladie abusif ?

Un salarié ne peut jamais être licencié en raison de son état de santé. En revanche, un licenciement peut être envisagé lorsque des faits établissent un manquement distinct, comme l’exercice d’une activité pendant l’arrêt ou une atteinte aux intérêts de l’entreprise. La décision repose alors exclusivement sur les faits constatés.

Non, pas toujours. Le contrôle de la Sécurité sociale porte sur la justification médicale de l’arrêt, mais ne permet pas d’établir des comportements incompatibles dans la durée. Il s’agit d’un outil administratif, utile mais limité, qui ne se substitue pas à une vérification factuelle lorsque l’enjeu porte sur l’usage réel de l’arrêt.

Oui, à condition d’agir de manière proportionnée. Un employeur peut organiser un contrôle médical dès lors qu’il verse un complément de salaire. En revanche, toute autre démarche suppose l’existence d’éléments objectifs justifiant une vérification plus approfondie.

Un arrêt devient problématique lorsqu’il génère un doute sérieux quant à son usage, et non en raison de sa durée ou de sa répétition seules. Ce sont les incohérences factuelles (comportements observables, informations concordantes, non-respect des obligations) qui justifient une vérification, et non l’arrêt en tant que tel.

L’accompagnement devient pertinent lorsque le doute persiste malgré un contrôle médical, ou lorsque l’employeur s’apprête à prendre une décision engageante. Intervenir trop tard complique la situation ; agir trop tôt sans cadre expose à un risque juridique. Le bon moment est celui où les faits doivent être établis, et non supposés.

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